Qu’est ce que l’effet Mozart ?

Le public a découvert l’effet Mozart en 1993 grâce à une étude menée par le Dr Frances Rauscher de l’Université de Californie à Irvine. Avec ses collègues, elle avait observé que 36 étudiants au baccalauréat en psychologie avaient obtenu des résultats de 8 ou 9 points plus élevés lors de leur test de QI spatial après l’écoute, pendant 10 minutes, de la Sonate pour 2 pianos en ré majeur , K.448, de Mozart. Des études ultérieures ont montré qu’écouter de la musique de Mozart déclenche des changements dans le comportement en ce qui concerne les états d’alerte et de calme. Cela induit des états émotionnels et peut augmenter la teneur en calcium et en dopamine dans le cerveau. Les bienfaits de la musique, notamment certaines pièces de Mozart, pourraient être dus au nombre de pulsations par minute et aux fréquences, car cela change l’état du cerveau – en particulier dans les domaines liés à l’hémisphère droit, où se trouvent les fonctions spatio-temporelles, le rendant plus réceptif. La musique de Mozart en comparaison avec les autres compositeurs a des caractères distinctifs : les sons de ses mélodies sont purs, précis, ce sont des sons hautement harmoniques, et les rythmes, les propres mélodies, la métrique, le ton, le timbre et les fréquences de sa musique semblent stimuler le cerveau humain, en activant les neurones. Il s’en est suivi un grand intérêt pour la recherche sur les études des effets de la musique sur le fonctionnement humain, notamment sur le développement des bébés.

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Effet Mozart, Mythe ou réalité ?

« Il y a tout ce mythe autour du fait que Mozart aurait écrit une musique qui aurait certaines qualités que n’auraient pas d’autres, ce qui est complètement faux puisque d’autres équipes de recherche n’avaient pas réussi à reproduire les résultats de l’étude princeps, ou les avaient reproduits en utilisant d’autres musiques. En définitive, ce qui avait produit l’effet, c’est que c’était une musique plutôt dynamique et entraînante. » Hervé Platel

Un mythe qui aurait ensuite été plus ou moins déconstruit par la communauté scientifique. Car Mozart, et plus globalement les compositeurs classiques, ne sont pas les seuls à pouvoir donner le la en matière de stimulation cognitive. Ainsi, à en croire Hervé Platel, des musiques très variées ont été utilisées dans le cadre d’études sur l’animal. Du classique, au new age en passant par la musique électronique… toutes ont eu un effet sur la neurogenèse des animaux en augmentant la création de neurones dans des régions du cerveau comme l’hippocampe :

« A partir du moment où la musique n’est pas diffusée trop fort et qu’elle ne constitue pas un stress pour l’animal, ça fonctionne positivement. On peut s’attendre au même effet pour le fœtus.« 

« Dans la plupart des études de neurosciences qui s’intéressent aux effets de la musique sur les capacités intellectuelles chez l’enfant et l’adulte, on voit bien qu’il n’y a pas forcément une musique qui marche. Les musiques qui fonctionnent sont des musiques calmes, mais il n’y a pas que la musique classique, il y aussi le jazz, la musique moderne, des chansons que les gens aiment bien… » Hervé Platel

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Article France Culture

« Tout à coup, on s’aperçoit que l’opéra, c’est pour tout le monde. »

Patrick Poivre d'Arvror

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